Né en 1921 à Poullaouen, au cœur des Monts d'Arrée, Loeiz Ropars grandit dans une famille bretonnante où le chant à danser accompagne les travaux agricoles et les noces. Instituteur de formation, il enseigne pendant toute sa carrière dans le Finistère et devient l'un des animateurs les plus actifs de la renaissance culturelle bretonne d'après-guerre.
Au début des années 1950, il fonde les Kanerien Poullaouen (« les chanteurs de Poullaouen »), groupe de chanteurs traditionnels qui réinvente le fest-noz moderne en sortant le kan ha diskan des fermes pour le porter sur scène. Le mouvement, d'abord local, essaime rapidement dans toute la Bretagne et fonde la pratique contemporaine du fest-noz.
En 1957, il crée à Gourin le grand concours de kan ha diskan qui structurera la transmission du chant à danser pendant un demi-siècle et révélera les voix de Manuel Kerjean, des frères Morvan ou des sœurs Goadec. Son album anthologique 50 ans de kan ha diskan demeure une référence patrimoniale majeure.
Pédagogue, militant culturel et collecteur, Loeiz Ropars est unanimement reconnu comme le patriarche du fest-noz. Son inscription du chant traditionnel breton au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2012 doit beaucoup à son travail. Il meurt en 2007 à Quimperlé.