Moderne

Alice Sauvrezis

1866 – 1946 · Nantes

Alice Sauvrezis (Nantes, 1866 – Paris, 1946) est compositrice, pianiste, chef de chœur et professeure de musique. Membre actif du groupe des compositeurs bretons à Paris, présidente de la Société Artistique et Littéraire de l'Ouest, elle est l'auteure d'une cinquantaine de mélodies et de nombreux chœurs, promotrice de la musique et de la culture celtiques en France. Son catalogue, peu enregistré, est en cours de redécouverte.

loire-atlantique Chœur Mélodie Musique de chambre
Alice Sauvrezis naît le 4 avril 1866 à Nantes. Ses études musicales la conduisent à Paris où elle se forme au piano et à la composition. Compositrice prolifique, elle est avant tout une femme d'engagement : elle participe activement au mouvement de valorisation de la musique bretonne à Paris, fréquente le cercle des compositeurs bretons — Ropartz, Aubert, Ladmirault, Le Flem — et milite pour faire reconnaître un répertoire encore trop confidentiel. Présidente de la Société Artistique et Littéraire de l'Ouest, elle organise des concerts, forme des élèves et dirige des chœurs avec une énergie remarquable. Elle est l'une des rares femmes à occuper une telle position dans la vie musicale parisienne du tournant du siècle. Henri Duparc lui exprime son admiration ; ses pairs la citent parmi les figures les plus actives du renouveau musical breton. Son catalogue comprend une cinquantaine de mélodies composées entre 1887 et 1939, couvrant une palette stylistique allant du romantisme tardif à un impressionnisme discret. Parmi ses mélodies les plus représentatives : Souvenir (1887), Clair de lune (1889), Chanson de mer sur des vers de Sully Prudhomme (1896), La Fileuse (1898), Sône sur un texte d'Anatole Le Braz (1899), Sonnets forestiers (1900), et Heures claires — cinq mélodies sur des poèmes d'Émile Verhaeren (1911). Sa dernière mélodie connue, En vain d'un voile épais, date de 1939. Elle compose également des chœurs remarquables, dont l'ambitieux Hymne orphique pour soprano, baryton, chœur de femmes, deux flûtes, clarinette et quatre harpes (1910), sur des vers de Charles Leconte de Lisle. Les Vanneuses pour chœur de femmes (1899) et Nuitamment pour deux sopranos, baryton et piano (1898) complètent un catalogue choral d'une rare originalité. Alice Sauvrezis meurt à Paris le 12 avril 1946. Son œuvre, peu édité et peu enregistré, attend encore la reconnaissance qui lui est due.

Catalogue en cours d'alimentation. Ajouter une œuvre →

Galerie en cours d'alimentation.